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Thaïlande : le compte à rebours est lancé pour la fin des 60 jours sans visa

  • RelocationVietnam
  • 4 hours ago
  • 4 min read

Une réforme validée, mais pas encore appliquée


Pendant encore un temps, les voyageurs de nombreux pays peuvent entrer en Thaïlande sans visa pour une durée maximale de 60 jours. Mais cette facilité, introduite en 2024 pour soutenir le tourisme et renforcer l’attractivité du pays, touche probablement à sa fin.


Le gouvernement thaïlandais a approuvé la réduction de l’exemption de visa de 60 à 30 jours. La décision est donc actée politiquement, mais elle n’est pas encore applicable. Pour qu’elle entre réellement en vigueur, elle doit encore être publiée dans la Gazette royale, l’étape officielle qui rend la mesure exécutoire.


En clair : les 60 jours sans visa existent toujours aujourd’hui, mais leur maintien est désormais une question de calendrier.


Ce qui change vraiment


La mesure ne signifie pas que la Thaïlande ferme ses portes aux voyageurs. Elle marque plutôt un retour à un cadre plus strict.


Aujourd’hui, les ressortissants de nombreux pays bénéficient encore de 60 jours sans visa à l’arrivée. Une extension de 30 jours peut ensuite être demandée auprès de l’immigration, ce qui permet, dans certains cas, de rester jusqu’à 90 jours.


Avec la nouvelle règle, l’exemption devrait revenir à 30 jours. Une extension de 30 jours devrait rester possible, mais le séjour total sans visa serait alors ramené à 60 jours maximum.


La différence est donc importante pour les longs séjours : ce n’est pas le voyage touristique classique qui est directement visé, mais bien les séjours prolongés sans statut clair.


Derrière la mesure, une reprise de contrôle


Officiellement, la Thaïlande justifie cette réforme par la volonté de lutter contre les abus, la criminalité étrangère et les usages détournés du système d’exemption.


Le sujet est sensible. Depuis l’assouplissement des règles en 2024, certains voyageurs ont utilisé les 60 jours sans visa comme une solution de séjour quasi longue durée, parfois en multipliant les entrées et sorties du territoire.


La Thaïlande semble donc vouloir envoyer un message clair : le pays reste ouvert au tourisme, mais souhaite mieux encadrer les profils qui restent plusieurs mois sans visa adapté.


C’est moins une rupture brutale qu’un réajustement. Mais pour ceux qui avaient pris l’habitude de s’appuyer sur la flexibilité du système, le changement pourrait être significatif.


Les courts séjours resteront peu affectés


Pour les voyageurs qui partent deux ou trois semaines, l’impact devrait rester limité. La majorité des séjours touristiques entre largement dans une période de 30 jours.


Un voyage classique à Bangkok, Chiang Mai, Phuket, Koh Samui ou dans les îles du sud ne sera donc pas remis en question par cette réforme.


En revanche, les voyageurs qui prévoyaient de rester entre 45 et 90 jours devront être plus vigilants. La Thaïlande restera accessible, mais il faudra davantage anticiper : extension sur place, visa touristique ou autre statut selon le projet.


Les longs séjours dans le viseur


Les personnes les plus concernées seront les digital nomads, les expatriés temporaires, les voyageurs longue durée et ceux qui utilisaient les “visa runs” pour prolonger leur présence dans le pays.


C’est précisément sur ces profils que la réforme risque d’avoir le plus d’effet. Non pas parce qu’ils ne pourront plus venir, mais parce qu’ils devront justifier leur séjour avec un cadre plus cohérent.


La logique est assez claire : si le séjour ressemble à une installation temporaire, il ne pourra plus simplement reposer sur une exemption touristique répétée.


Les alternatives restent ouvertes


Pour les séjours supérieurs à 30 jours, plusieurs options restent possibles.


La première est l’extension de 30 jours auprès d’un bureau d’immigration local. Elle reste une solution simple pour les voyageurs qui souhaitent prolonger un séjour touristique sans basculer vers un visa plus complexe.


La deuxième option est le visa touristique, plus adapté pour ceux qui savent dès le départ qu’ils souhaitent rester plus longtemps.


Enfin, pour certains profils, notamment les travailleurs à distance, freelances ou digital nomads, le Destination Thailand Visa peut être une alternative plus pertinente. Il permet des séjours plus longs, mais implique aussi des conditions financières et administratives plus précises.


La fin des 60 jours sans visa ne signifie donc pas la fin des longs séjours en Thaïlande. Elle oblige simplement à mieux choisir son statut.

 

La date clé n'est pas encore connue


Le point le plus important reste le calendrier. La réforme a été approuvée, mais elle n’est pas encore entrée en vigueur.


La date à surveiller est celle de la publication dans la Gazette royale. Une fois cette publication effectuée, les nouvelles règles devraient s’appliquer 15 jours plus tard.


D’ici là, les voyageurs continuent de bénéficier du régime actuel. Mais l’incertitude impose une certaine prudence, surtout pour ceux qui préparent un séjour de plus d’un mois.


Ce qu'il faut retenir


La Thaïlande a bien validé la réduction de l’exemption de visa de 60 à 30 jours, mais la mesure n’est pas encore appliquée.


Pour les courts séjours, le changement devrait rester marginal. Pour les séjours longs, les digital nomads et les voyageurs habitués à utiliser les exemptions successives, la marge de manœuvre va se réduire.


La Thaïlande ne ferme pas la porte. Elle resserre simplement les règles d’entrée et rappelle que les séjours prolongés nécessitent un statut adapté.


Pour l’instant, les 60 jours sans visa sont toujours en vigueur. Mais le compte à rebours est lancé.

 
 
 

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